<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432</id><updated>2011-11-23T15:46:23.594-05:00</updated><title type='text'>l'Indécrottable idéaliste</title><subtitle type='html'>« L'homme est une ordure, il s'habitue à tout. »&lt;br&gt; (Dostoievski, &lt;i&gt;Crime et châtiment&lt;/i&gt;)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>23</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112389148693512769</id><published>2005-08-12T20:55:00.000-04:00</published><updated>2005-08-13T11:24:24.410-04:00</updated><title type='text'>La sorcière chagrine (bis)</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Jeudi, jour de paie et après deux semaines de dur labeur (!), je me suis gâté. Directement d'un Bureauphile encore tout chaviré par un réaménagement en cours, je me suis procuré plusieurs pinceaux et de l'encre de Chine. &lt;del&gt;Après ces achats,&lt;/del&gt; Arrivé chez moi, j'étais excité comme un petit garçon ayant reçu un nouveau jouet. Je me retrouvais dans mon enfance en fait, car si ma mémoire est bonne (chose qui est loins d'être assurée), je n'ai pas touché à de pinceaux (hormis pour occuper une activité très adulte, c'est-à-dire banalement repeindre en une seule couleur de grandes surfaces de murs), je n'ai pas, dis-je, utilisé de pinceaux dans une intention véritablement créatrice depuis la maternelle. Suite aux frustrations issues de l'utilisation d'un stylo-bille pour l'encrage de ma &lt;a href="http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/exercice-de-style-bd.html"&gt;bd érotique&lt;/a&gt;, après consultation auprès d'Internet, il m'est rapidemment apparu que le pinceau était LA solution magique pour un rendu de qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/yeux.jpg" border="0" alt="yeux au pinceau" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/texte.jpg" border="0" alt="texte au pinceau" /&gt;&lt;del&gt;Après m'être&lt;/del&gt; &lt;ins&gt;Une fois&lt;/ins&gt; confortablement installé avec tous mes outils, ma main gauche entreprend avec fébrilité la découverte de ce médium. Je prends un pinceau -- le plus fin --, le trempe légèrement dans l'encre et m'applique à dessiner un contour féminin. Aïe! Le trait est d'une épaisseur improbable. Patient, je recommence, trace quelques lettres: c'est avec peine qu'on peut lire ce qui est écrit. Inquiet, je m'essaie avec un crâne, forme dont je maîtrisais le dessin avec brio lors de mon adolescence; peine perdue, le résultat est affreux. Je dépose alors le pinceau devenu source d'illusions: criss de marde! Débordant d'un optimisme stupide quelques minutes plus tôt, me voilà amèrement déçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'appréciant guère la déception, surtout pas de moi-même, je me ressaisis. J'admets avoir été particulièrement con en pensant qu'il suffisait d'avoir les bons outils entre les mains pour créer un «beau dessin», une belle courbe, une silhouette excitante. Pour y arriver, ça demande du putain d'effort, et surtout, du travail, mon ennemi juré. [Soit dit en passant, effort n'est pas synonyme de travail...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'orgueil qui m'a sauvé. Malgré ma paresse légendaire, je n'arrive pas à admettre que je sois &lt;i&gt;incapable&lt;/i&gt; de faire quelque chose. Lorsque je bute sur un obstacle, je lâche un gros soupir et quelques sacres bien placé, je rechigne et rouspète, et devient subitement laborieux. Bref, je me mets à griffon&lt;ins&gt;n&lt;/ins&gt;er toute la soirée, je souille une grande quantité de feuilles, pour en arriver enfin à ça:&lt;br /&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/oeil.jpg" border="0" alt="oeil au pinceau" /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais ça m'a permis de retrouver ma confiance en moi. Une fois l'essentiel retrouvé, j'ai pu véritablement créer. Voilà la longue genèse de mon premier véritable dessin à l'encre Chine. &lt;del&gt;Celui-ci est inspiré&lt;/del&gt; &lt;ins&gt;Il est tiré&lt;/ins&gt; d'une scène qui me hante depuis que j'ai écrit mon &lt;a href="http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/la-sorcire-chagrine.html"&gt;conte de la sorcière chagrine&lt;/a&gt;. Ma première intention était de m'inspirer du sensuel conte de &lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/2005/08/le_conte_de_la__5.html"&gt;CindyBi&lt;/a&gt;, mais je me suis laissé tenter par la facilité.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/sorcieres1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/sorcieres.jpg" border="0" alt="le conte de la sorcière chagrine" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112389148693512769?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112389148693512769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112389148693512769' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112389148693512769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112389148693512769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/la-sorcire-chagrine-bis.html' title='La sorcière chagrine (bis)'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112371783932471634</id><published>2005-08-10T19:47:00.000-04:00</published><updated>2005-08-10T19:50:39.330-04:00</updated><title type='text'>La sorcière chagrine</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Toujours pour &lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/"&gt;&lt;i&gt;Coïtus Impromptus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois un village qui s'activait hardiment pendant la saison de la moisson. On put voir aux portes de ce village, lors d'un de ces jours de fin d'été qui font violemment place à la nuit, un grand feu crépitant joyeusement. Tapies parmi les ombres immobiles formées par les villageois entourant cette ardeur, une jeune femme accompagnée d'une autre beaucoup plus âgée, toutes deux encapuchonnées, regardaient l'enfer s'ouvrir devant eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques larmes coulèrent sur les joues de la cadette. Les narines humides, elle renifla bruyamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Petite sotte ! lui chuchota avec sévérité la vieille femme en lui serrant douloureusement l'avant-bras. Tais-toi et regarde. Apprends à dissimuler tes larmes si tu veux vivre et surtout, regarde et souviens-toi !» Ses prunelles sombres, qui ne quittaient pas un instant la scène morbide, brillaient follement au contact du reflet des flammes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune femme s'essuya discrètement le nez avec le lourd tissu funèbre qui lui couvrait la tête et les épaules. Elle releva le visage et ses traits, maintenant visibles sous la candeur de l'incendie mortel et encore empreints d'une juvénile insouciance quelques instants plus tôt, se durcirent à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«N'ayez crainte, ma tante, pensa-t-elle silencieusement puisqu'elle ne devait pas parler. N'ayez crainte : je me souviendrai pour toujours de cette nuit où j'ai vu ma mère mourir sur le bûcher.»&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112371783932471634?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112371783932471634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112371783932471634' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112371783932471634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112371783932471634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/la-sorcire-chagrine.html' title='La sorcière chagrine'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112364690761868205</id><published>2005-08-10T00:08:00.000-04:00</published><updated>2005-08-10T01:12:14.313-04:00</updated><title type='text'>Exercice de style --&gt; bd</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Pour mon simple plaisir et pour rendre mon temps encore plus improductif, je me suis amusé ces derniers jours à dessiner une bd -- petits dessins de rien du tout que j'ose, ici, &lt;del&gt;de &lt;/del&gt;soumettre publiquement. Il faut voir cette bd comme un exercice de style, un &lt;i&gt;premier&lt;/i&gt; exercice de ce genre, une tentative exploratoire. Et j'ai tellement aimé l'expérience que je compte continuer, m'améliorer, &lt;i&gt;persévérer&lt;/i&gt; (malgré que ce mot m'horrifie); bref, je m'amuse à penser que j'en ferai un hobby, un passe-temps qui chasse les ennuis et les soucis, une pirouette imaginaire me permettant d'encore mieux déconnecter de ce magnifique monde dans lequel nous vivons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soit dit en passant, cette bd est &lt;i&gt;éroootttiiiquue&lt;/i&gt;, wouai [oui avec un accent pervers]. Vous comprenez mieux maintenant la source du plaisir que j'ai eu en la dessinant. Je vous vois soit vous trémousser sous cette idée de &lt;i&gt;voir&lt;/i&gt; du sexe, soit sourciller en vous offusquant (ce qui me surprendrait tout de même bien que ça demeure une possibilité). Hé bien sachez que cette bd est basée sur le texte «&lt;a href="http://www.robineux.com/blog/index.php?2005/07/29/279-pardon"&gt;Pardon&lt;/a&gt;» de &lt;a href="http://www.robineux.com"&gt;Robin&lt;/a&gt;. Donc si ça vous excite, vous êtes les bienvenu(e)s à laisser votre marque ici (et sur le site de Robin, naturellement); si ça vous offusque, hé bien, je n'en suis nullement responsable: il faut vous adresser à Robin qui a eu, lui, cette idée perverse d'écrire son texte. Moi, il m'a tout simplement inspiré; je ne suis que le simple et humble (hum hum) dessinateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;[Désolé pour ce coup bas, Robin... Héhé, j'affectionne la chiennerie des fois. ;-) Pour me racheter :]&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, non. Deux égos tels que les nôtres n'accepteront que des commentaires jouissifs. Si vous n'aimez pas, passez votre tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure cette blablatrie burlesque (toujours cette insomnie que me fait écrire des conneries), après avoir créer des attentes, me voilà en train de réfréner vos ardeurs de voyeurs/voyeuses: rappelez-vous que c'est une première tentative et qu'autant la technique (vulgaire stylo-bille noir pour l'encrage et très simple coloriage numérique) que l'aspect créatif sont très sommaires... Allez, je ne vous retiens pas plus longtemps. Bonne lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/planche1.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/planche1.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/planche2.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/planche2.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/planche3.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/planche3.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112364690761868205?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112364690761868205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112364690761868205' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112364690761868205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112364690761868205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/exercice-de-style-bd.html' title='Exercice de style --&gt; bd'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112342938951441124</id><published>2005-08-07T11:44:00.000-04:00</published><updated>2005-08-10T00:43:16.713-04:00</updated><title type='text'>... j'ai rajouté un peu de sel.</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Pour &lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/"&gt;&lt;i&gt;Coïtus Impromptus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. L'exigence de la semaine : le texte doit se terminer par «... j'ai rajouté un peu de sel.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Avertissement : Hormis le texte en italique, les propos des personnes sont soit inventés, soit romancés.]&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«La vertu, purificatrice et protectrice, du sel est utilisée dans la vie courante nippone […] Placé en petits tas près de l'entrée des maisons, sur la margelle des puits, aux angles des terrains de lutte, ou sur le sol après les cérémonies funéraires, le sel a le pouvoir de purifier les lieux et les objets qui, par inadvertance, se trouveraient souillés.»&lt;br /&gt;-- Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, &lt;i&gt;Dictionnaire des symboles&lt;/i&gt;, p. 858.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://www.lclark.edu/~history/HIROSHIMA/photo3-4.html"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/200/4clock.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Mon nom est Shuntaro Hida. Je suis médecin et j'ai 88 ans. J'étais à cinq kilomètres d'Hiroshima lorsque la bombe explosa le 6 août 1945, à 8 h 14. Dans le village où je me trouvais, le souffle apocalyptique arracha les toits, brisa les fenêtres, déchira les chaires. Par chance, je survécus. Encore sous le choc, j'enfourchai alors ma bicyclette et pédalai comme un fou jusqu'à la ville. Sur la route, je rencontrai les premières victimes qui fuyaient. &lt;i&gt;Ce n'étaient plus des êtres humains, mais des monstres carbonisés. Leur peau était en lambeaux.&lt;/i&gt; Je me rappelle que des irradiés sautaient dans l'eau salée. Le contact avec le sel de cette chaire à vif devait être d'une douleur insupportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.legacy-project.org/arts/display.html?ID=661"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/200/muraokasaltcloth01_md.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Mon nom est Saburo Muraoka. Je suis aujourd'hui artiste, mais en 1945, j'étais membre d'un commando dans l'armée japonaise. J'ai vu la terre brûlée d'Hiroshima peu après la bombe. En 1994, je créai «Salt Cloth», un tissu de trois mètres cinquante de haut recouvert de sel. Je me suis demandé si &lt;i&gt;la vie pouvait endurer l'affranchissement de l'énergie nucléaire&lt;/i&gt;. Le sel me rappelle ces mers, autrefois riches en vie, brûlées par &lt;ins&gt;des siècles de&lt;/ins&gt; &lt;del&gt;la&lt;/del&gt; chaleur ; ces mers devenues déserts, comme ce jour du 6 août 1945 à Hiroshima, où la vie, en quelques secondes, fut exterminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me nomme Frédéric Le May. Je n'étais pas à Hiroshima en 1945, &lt;ins&gt;ni&lt;/ins&gt; mon père ni ma mère n'étant même pas encore nés. Mon souvenir n'est qu'un collage d'histoires issues d'une mémoire collective, qu'un oubli volontaire d'un passé atroce et d'une négation des horreurs d'aujourd'hui. Comme les autres, par manque de mémoire, je perpétue l'erreur d'être humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cet édifice mémoriel et cruel, afin de conserver pour toujours, putréfiés, les souvenirs de notre barbarie humaine, avec ce texte j'ai rajouté un peu de sel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=315801"&gt;Témoignage du docteur Hida&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;[Un aperçu du « &lt;a href="http://www.legacy-project.org/arts/display.html?ID=661"&gt;Salt Cloth&lt;/a&gt; » de Saburo Muraoka]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ins&gt;[Corr. 7/8/05 : Ajouté un élément temporel dans le récit de Muraoka afin de créer un effet de dichotomie entre la lente évolution de la nature et la transformation radicale et rapide que l'humain peut lui infliger. Cette correction ne se retrouve pas dans le texte original sur le site du &lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/2005/08/_jai_rajout_un__28.html"&gt;&lt;i&gt;Coïtus Impromptus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112342938951441124?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112342938951441124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112342938951441124' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112342938951441124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112342938951441124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/jai-rajout-un-peu-de-sel.html' title='... j&apos;ai rajouté un peu de sel.'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112336130773582172</id><published>2005-08-06T16:48:00.000-04:00</published><updated>2005-08-07T11:58:29.570-04:00</updated><title type='text'>«Tu as un putain de gros cul !»</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;&lt;i&gt;Bon, bon, bon. Une frivolité puisque je suis exténué (plusieurs nuits blanches d'affilées&lt;del&gt;, dont la dernière consacrée à lire Gogol)&lt;/del&gt;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que je lisais &lt;a href="http://www.thebestpageintheuniverse.net/c.cgi?u=banish"&gt;ceci&lt;/a&gt;, un voisin enragé cria cela à sa blonde : «Moi, je te le dis: tu as un putain de gros cul.» Pas très gentil comme remarque... Malheureusement, je ne pourrai pas envoyer cette expression magnifique à la gueule de ma blonde puisque la dame que j'aime est joliment callipyge. Ça serait un mensonge éhonté. Zut alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;{&lt;i&gt;Concernant la lecture citée plus haut, mon préféré est «Photoblog» (je suis un inconditionnel de la photographie argentique).&lt;/i&gt;}&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ins&gt;[Corr. 7/8/05 : La mention à la lecture de Gogol, superflue, créait une confusion avec l'autre lecture citée plus bas, cette dernière étant référée à nouveau dans la conclusion.]&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112336130773582172?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112336130773582172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112336130773582172' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112336130773582172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112336130773582172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/tu-as-un-putain-de-gros-cul.html' title='«Tu as un putain de gros cul !»'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112333716731665064</id><published>2005-08-06T10:05:00.000-04:00</published><updated>2005-08-06T10:13:38.666-04:00</updated><title type='text'>Pierre Lapointe (écho à Catherine)</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Ce matin, Catherine a exprimé ses &lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/contrejour/2005/08/pierre_lapointe.html"&gt;inquiétudes&lt;/a&gt; quant à l'avenir musicale de &lt;a href="http://www.pierrelapointe.com/"&gt;Pierre Lapointe&lt;/a&gt;: &lt;blockquote&gt;[...] qu'à force de renouveler, de réinventer, de repenser, il faudra bien un jour qu'il se goure. [...] Et j'espère que je n'y serai pas. Parce qu'on a envie de le suivre dans toutes ses pépiphonies. D'aimer ce qu'il fait, d'y croire avec lui. Et je crains le jour où ça me semblera mauvais et que je ne pourrai dire autrement.&lt;/blockquote&gt; Je lui ai écrit un long commentaire (trop long probablement), que je retranscris ici (avec quelques corrections).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- * -- * -- * --&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas mélomane, je risque donc d'écrire au travers de mon chapeau... Je vais toutefois tenter une analogie musicale. Jean Leloup et Daniel Bélanger sont deux auteurs-compositeurs-interprètes de très grand talent qui ont connu autant du succès auprès des masses qu'auprès des critiques. Tout au long de leur carrière, ils n'ont jamais déçu (ou si peu qu'on a vite oublié). Et je sens que Pierre Lapointe est de la même trempe : il saura se renouveler et, à entendre la qualité de son premier CD ainsi que les commentaires élogieux de ceux et celles qui l'ont vu en spectacle, je pressens qu'il restera intègre dans sa démarche musicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut souligner aussi la présence de son être dans sa musique : voilà où demeure le secret des auteurs-compositeurs-interprètes. Difficile en effet de leur imposer une image, un moule, pour les réduire qu'à de simples produits de consommation, des marchandises que l'on consomme selon une mode pour ensuite les jeter. La musique d'un auteur-compositeur-interprète est une mélodie étroitement harmonisée à une vie humaine. Elle est par conséquent évolutive suivant le chemin de vie que suit le poète musical: s'il lui arrive de faire un faux pas, c'est qu'il trébuche dans sa vie. Encore là, généralement, lorsqu'un poète de talent trébuche, il sait rendre sublime ce faux pas. Personnellement, je n'ai aucune inquiétude quant au futur musical de Pierre Lapointe ; sa sensibilité lui confère ce talent de transposer son âme avec une poésie, une voix, qui ne pourra s'altérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;i&gt; Je suis d'un optimisme débordant ce matin !&lt;/i&gt; ]&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112333716731665064?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112333716731665064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112333716731665064' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112333716731665064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112333716731665064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/pierre-lapointe-cho-catherine.html' title='Pierre Lapointe (écho à Catherine)'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112320520225309999</id><published>2005-08-04T21:37:00.000-04:00</published><updated>2005-08-04T21:37:26.353-04:00</updated><title type='text'>Clin d'oeil d'un bédéiste en herbe</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;C'est fou ce que le conditionnement informatique peut infliger au cerveau humain. Dans mes temps libres, j'essaie de dessiner une bd de la vieille façon, c'est-à-dire avec un crayon et des feuilles de papier blanc. Je trace la silhouette d'une femme, regarde le résultat et, insatisfait, je m'emploie d'effacer le tout avec ma gomme. M'arrêtant soudain, je me ravise : «c'est pas si mal en fin de compte». Et spontanément, je fais le geste pour appuyer la combinaison pomme+z (ctrl+z sur un PC). Pauvre &lt;i&gt;homo computus&lt;/i&gt;, dans la réalité, la fonction &lt;i&gt;undo&lt;/i&gt; n'existe pas! Ce n'est que dans ce bizarre de monde virtuel que l'on peut revenir en arrière et réparer l'irréparable. En souhaitant que je saurai refaire cette jolie silhouette féminine telle que je me l'imaginais...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;{ Si on pouvait, dans notre réalité, presser un pomme+z pour annuler une connerie, ça serait catastrophique. Imaginez vivre dans un monde constamment peaufiné jusqu'à la perfection: notre réalité deviendrait rapidement insoutenable. Et quel idéal suivrions-nous? Six milliards d'humains avec six milliards d'idéaux... De quoi déclencher des guerres atroces. }&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112320520225309999?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112320520225309999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112320520225309999' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112320520225309999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112320520225309999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/clin-doeil-dun-bdiste-en-herbe.html' title='Clin d&apos;oeil d&apos;un bédéiste en herbe'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112307567323100986</id><published>2005-08-03T09:27:00.000-04:00</published><updated>2005-08-03T09:29:10.886-04:00</updated><title type='text'>Réflexions à propos de la Walter Benjamin Platz</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;J'ai particulièrement apprécié le dénuement relatif de cette &lt;a href="http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/walter-benjamin-platz-berlin.html"&gt;place&lt;/a&gt;. Autant les architectes que les designers urbains doivent tenir compte de l'espace ainsi: combler le vide urbain tout en laissant de la place pour l'improvisation spontanée et quotidienne. Car  peu importe la qualité de l'objet architectural, ce sont les humains, en se l'appropriant, qui l'utiliseront et qui lui insuffleront une véritable vie urbaine. Le rôle de l'architecte est de tracer *subtilement* les grandes lignes qui moduleront cette appropriation. Kollhoff a su bien maîtrisé ce concept pour la Walter Benjamin Platz. L'activité quotidienne qui y règne n'est pas figée dans une idée absolue qui réside dans la tête de l'architecte.&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;Parallèlement et globalement, on peut souligner cette différence entre les idéologies qui animèrent la construction berlinoise du début du XXe siècle (Taut, May et cie.: les grands ensembles résidentiels) et celle de la fin du même siècle (IBA): passer d'une architecture-objet, qui prend en charge toutes les facettes de la vie urbaine, à une architecture qui s'insère et qui respecte plutôt un environnement urbain déjà existant. La première est moraliste et rigide; la seconde, accompagnatrice et évolutive selon les moeurs des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà en quoi la Walter Benjamin Platz m'a tant accroché l'oeil et l'objectif de mon appareil photo.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112307567323100986?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112307567323100986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112307567323100986' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112307567323100986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112307567323100986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/rflexions-propos-de-la-walter-benjamin.html' title='Réflexions à propos de la Walter Benjamin Platz'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112302711849778415</id><published>2005-08-02T19:58:00.000-04:00</published><updated>2005-08-02T20:00:53.776-04:00</updated><title type='text'>Walter Benjamin Platz, Berlin</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;L'&lt;a href="http://www.flickr.com/groups/ostalgie/"&gt;Ostalgie&lt;/a&gt; continue de frapper. Voici en photos un aperçu de la Walter Benjamin Platz, conçue par &lt;a href="http://www.kollhoff.de/"&gt;Hans Kollhoff&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Pour &lt;a href="http://blogs.meidia.ca/wrongposture/"&gt;Marie-Ève&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp5.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp4.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp7.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp7.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp3.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp6.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp6.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer, ma signature...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/wbp8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/wbp8.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112302711849778415?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112302711849778415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112302711849778415' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112302711849778415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112302711849778415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/walter-benjamin-platz-berlin.html' title='Walter Benjamin Platz, Berlin'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112290585346713576</id><published>2005-08-01T10:15:00.000-04:00</published><updated>2005-08-01T10:18:35.720-04:00</updated><title type='text'>Vive la mariée !</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Pour &lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/"&gt;&lt;i&gt;Coïtus Impromptus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;._._.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur Bellechasse, enivré de liberté, je filais le vent en vélo. Du coin de l'œil j'entraperçus la blancheur scintillante d'une longue limousine. C'est lorsqu'elle me heurta que je sentis, sous la gueule, le chatouillement d'un pompon de dentelle qui ornait avec fracas le capot. La tête enfoncée dans le pare-brise, l'œil droit sorti de l'orbite et le gauche obstrué par le sang pissant de mon front, je vis tout de même en kaléidoscope cette fastueuse mariée blanche recouverte d'éclats de verre qui sanglotait que, par mon insouciance meurtrière, j'aie ruiné son jour de mariage. Elle était si belle – comme un ange en furie avec toutes ses voiles déployées – qu'avant de crever je lui criai : « Vive la mariée !»&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112290585346713576?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112290585346713576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112290585346713576' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112290585346713576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112290585346713576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/08/vive-la-marie.html' title='Vive la mariée !'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112282816387401081</id><published>2005-07-31T12:51:00.000-04:00</published><updated>2005-07-31T12:51:30.456-04:00</updated><title type='text'>Mise en page #1 (scroll wheel)</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Midi et demi : petite pause dans une mise en page interminable. Paganini me rend capricieux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon outil de travail -- ma souris -- est épuisé. Sa scroll wheel, petite, étroite et bien rebondie, est en feu. Pour naviguer entre les 300 pages d'un mémoire et les 600 illustrations à y insérer, je la surutilise. Je pourrais emprunter des raccourcis: une combinaison de touches pour sauter ici, utiliser le menu contextuel pour forcer une image là. Cependant, je prends un plaisir sadique à faire glisser mon doigt sur sa petite roue sensible. J'utilise l'index pour la faire défiler rapidement, à un rythme presque insoutenable. En avant, en arrière, c'est selon mon humeur et mes besoins. Arrivé près d'où je veux qu'elle arrive, lorsqu'elle ne parvient plus à me suivre car surexcitée, j'arrête tout d'un coup et change de doigt. J'y appose mon majeur, plus costaud, plus maladroit. Avec la phalangine, je caresse très légèrement le sommet du bourgeon afin qu'il glisse lentement. C'est à ce moment que l'image se stabilise, que son positionnement satisfait mes exigences, et que je peux y insérer l'objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Midi quarant-cinq. Pause cigarette terminée, il est temps de retourner au travail. Pauvre petite ! Tu es toute refroidie... Viens, mes doigts vont te réchauffer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112282816387401081?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112282816387401081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112282816387401081' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112282816387401081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112282816387401081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/mise-en-page-1-scroll-wheel.html' title='Mise en page #1 (scroll wheel)'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112276402640874103</id><published>2005-07-30T18:34:00.000-04:00</published><updated>2005-07-30T19:57:06.716-04:00</updated><title type='text'>Viscères</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;18:00. Résigné et effroyablement irrité, je décide de lever mon corps. Je me suis étendu il y a 25 minutes avec l'espoir de quitter cette platonique réalité pendant au moins une heure et demie. Mais des bruits, DES BRUITS arrogants, agaçants, débilitants, me percèrent l'oreille au moment même où mon esprit allait plonger dans la vacuité totale. Des voisins, DES VOISINS outrecuidants se mirent à occuper tout l'espace sonore du voisinage. Avant de me lever, je restai étendu sur le matelas. Je laissai à mes viscères du temps pour former une pression rageuse, une vague meurtrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sons cessèrent. Dans le calme revenu, j'entendis au travers de la cloison la bande sonore d'un journal télévisé. Cette voix mielleuse de lectrice de nouvelles me matraquant l'imaginaire de son sourire hypocrite ; cette autre voix détachée et alccolisée d'un journaliste commentant un fait divers insignifiant ; ce thème musical tellement répété et écouté qu'il fait maintenant partie de notre patrimoine folklorique... Mes membres frissonnèrent d'abord pour ensuite s'agiter comme un enfant hyperactif que l'on bat de rage et de désespoir. Je n'ai pu retenir la bave mousseuse qui gicla de mes lèvres pour former une barbe de bouc blanche sur mon menton. Mes yeux durent se révulser car j'ai apperçu l'intérieur de ma tête. Cette vision m'horrifia. Ce que j'y ai vu alla au-delà de toutes les horreurs que me balance quotidiennement mon voisinage. Et cet enfer est en moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18:00. Je lève mon corps fatigué de trop d'insomnies, me traîne au salon, insère dans mes lecteurs audio tous les CD de Björk que je possède, m'assoie en m'allumant une cigarette, et entreprends lentement et cruellement à m'haïr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Au moment de mettre sous presse, la bande sonore d'une tristement populaire station de radio anglophone et montréalaise me perce soudainement avec violence le tympan. Mes mains frétillent, le coin de ma bouche s'étire nerveusement, mes globes occulaires deviennent complètement blancs...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112276402640874103?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112276402640874103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112276402640874103' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112276402640874103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112276402640874103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/viscres.html' title='Viscères'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112268658599853761</id><published>2005-07-29T22:02:00.000-04:00</published><updated>2005-07-29T22:04:32.280-04:00</updated><title type='text'>L'année dernière à Munich</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Il y a un an, je quittais Berlin pour Munich. Depuis, en outre d'être tombé éperdument amoureux, j'ai goûté au magnifique &lt;i&gt;L'année dernière à Marienbad&lt;/i&gt; de Resnais (1961). Je me souviens de ce film comme étant une valse de la mémoire, un va-et-vient entre un passé possible et un présent incertain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un hôtel majestueux, un inconnu aborde une femme en jetant un doute sur ses souvenirs: ils se sont aimés, il y a un an, à Marienbad... Le lieu de cette valse amoureuse m'a rappelé &lt;i&gt;Schloss Nymphenburg&lt;/i&gt;, à Munich, confondant à mon tour mes souvenirs possibles et mon présent incertain.&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;Photo tirée du film:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a  href="http://www.ufvc.org/2003_2004/10_10_03lastYear/lyam.html"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/marien.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Photo que j'ai prise des jardins de &lt;i&gt;Nymphenburg&lt;/i&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/munich_nymphen_4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/munich_nymphen_4.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hall d'entrée de &lt;i&gt;Nymphenburg&lt;/i&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/munich_nymphen_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/munich_nymphen_1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delphine Seyrig, magnifique dans ce film:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/1600/delphineseyriginmarienbad.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/delphineseyriginmarienbad.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot de la fin, par un monsieur qui en a gros sur le coeur:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;a href="http://members.aol.com/loig7/marienbad.htm"&gt;Question : pourquoi regarder "...Marienbad" en 2004 ? Pour montrer que l'intelligence, la Culture, la beauté, ça marche encore, à n'importe quelle époque. Même en ces temps de matraquage multimillions hollywoodien de synergies commerciales destinées à faire ingurgiter à nos gosses des jeux vidéos martiaux, bandes-sons gueulantes compilations de vieux succès et autres pseudo-dérivés qui sont en fait les objets principaux de l'entreprise cooptée par les médias publiphiles.&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112268658599853761?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112268658599853761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112268658599853761' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112268658599853761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112268658599853761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/lanne-dernire-munich.html' title='L&apos;année dernière à Munich'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112260559988884977</id><published>2005-07-28T22:47:00.001-04:00</published><updated>2005-07-28T22:55:46.050-04:00</updated><title type='text'>Résolutions manquées</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Je ne sais si c'est une question de génération ou de tempérament ou des deux, mais j'ai un sérieux problème avec les résolutions. Contrairement à plusieurs, pour moi, se « résoudre à » est synonyme de se « restreindre à ». C'est un signe de faiblesse, même si mon dictionnaire m'indique que résolution s'accroche à détermination. Détermination minable, oui. J'admets que mon propos s'enferme dans un cadre nietzschéen, mais tout de même, je laisse aux petites gens ce vulgaire plaisir de la résolution. &lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;Ma patte gauche a déjà griffonné, dans un temps de désarroi social intense, une longue liste de résolutions aussi minables les unes que les autres: arrêter de fumer, cesser de me masturber aussi souvent, boire moins, écrire plus, faire de l'exercice, etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrêter de fumer: j'adore fumer, surtout lorsqu'il vient le temps d'écrire ou de dessiner. J'arrête et immanquablement je recommence lorsque je m'apprête à créer. Je m'assieds quelque part, prend le crayon et à ce moment crucial, il me manque un outil essentiel. Créer est destructeur. Je ne me conçois pas créer en santé, en compagnie de cette nouvelle idéologie bourgeoise où l'être humain se doit être sain. Non merci. Sainteté = productivité. Je suis anti-productif, voilà l'origine de ma grandeur. Je préfère alimenter une habitude totalement irrationnelle que de me plonger pieds joints dans le merveilleux monde de la rationalité. Quand je fume, je me sens vivre, car vivre est irrationnel. Si j'appliquais la même logique qui propulse le discours anti-tabac à l'ensemble de l'activité humaine, c'est bien simple: je me tuerais. Il deviendrait absurde de vivre. Avant, fumer était conventionnel donc on se devait d'arrêter. Aujourd'hui, fumer est un acte politique, anti-conformiste. Lors des prochaines élections, j'irai chercher mon bulletin de vote, je le sortirai en cachette de l'isoloir, m'installerai confortablement sur quelques marches perdues, et me roulerai une cigarette avec cette démocratie imposée qui m'a tant déçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fréquence masturbatoire : rien, mais absolument rien, sauf une morale abaissante, justifie cette drôle de résolution. À bien y penser, j'aime mieux me savoir capable de me masturber deux fois par jour plutôt que de me savoir indifférent au plaisir sexuel; j'aime mieux me savoir sexué qu'asexué. Je devrai plutôt m'inquiéter lorsque je n'aurai plus d'activité sexuelle quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'alcool : besoin d'évasion. La condition de l'humain moderne exerce une pression insoutenable sur celui-ci. J'aime mieux me savoir alcoolique que dépendant annuel de voyages bucoliques effectués au détriment de d'autres peuples. Mon alcoolisme remplace la surconsommation de spectacles minables; mon alcoolisme me permet de surpasser l'humaine condition contemporaine. Mon alcoolisme est un spectacle avec moi-mêm. Mon alcoolisme est une gifle et un déni, mon alcoolisme est une riposte contre les avatars de ce qu'on exige de mon humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'acte d'écrire: j'écris lorsque cela est nécessaire. Point. Ni plus, ni moins. Tout ce que je peux chercher à faire est d'écrire mieux. La fréquence est illusoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exercice : c'est mon degré de mouvance (ma portée) qui détermine mes activités. Je m'active en fonction de ma mouvance ; je ne dirige pas mes déplacements en fonction de mes activités. Beaucoup de gens se déplacent pour ensuite se mouvoir ; moi, je me meus en me déplaçant. Beaucoup de gens se déplacent afin de rejoindre un lieu pour s'y plaire; moi, je me déplace en me plaisant. Je marche et je me bicycle. L'absurdité moderne: le vélo stationnaire. Sa mère ? L'automobile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma seule résolution vraiment valable : être intègre avec mes choix.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112260559988884977?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112260559988884977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112260559988884977' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112260559988884977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112260559988884977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/rsolutions-manques.html' title='Résolutions manquées'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112239101061829154</id><published>2005-07-26T19:31:00.000-04:00</published><updated>2005-07-30T19:51:19.100-04:00</updated><title type='text'>Vian écumé</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Avant son départ, ma belle m'a laissé en caution sa petite bibliothèque&lt;ins&gt;,&lt;/ins&gt; &lt;del&gt;;&lt;/del&gt; la mienne, encore emboîtée, ne m'&lt;del&gt;est&lt;/del&gt; &lt;ins&gt;étant&lt;/ins&gt; utile qu'à supporter des planches qui font office de tables de travail. Parfois, en tournant en rond dans le couloir, je jette un coup d'oeil nostalgique dans sa chambre. Ses livres me crient alors de les lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tentative de relecture. Citations arrachées de &lt;i&gt;l'Écume des jours&lt;/i&gt; de Boris Vian.&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;Pour mes amis urbanissses :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Le souterrain était bordé des deux côtés par une rangée de volières de grandes dimensions, où les &lt;b&gt;Arrangeurs Urbains&lt;/b&gt; entreposaient les pigeons-de-rechange pour les Squares et les Monuments.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;À méditer :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Notée car je suis un homme sensible au charme des femmes :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Chloé avait passé ses bas, fins comme une fumée d'encens, de la couleur de sa peau blonde et ses souliers hauts de cuir blanc. Pour tout le reste, elle était nue, sauf un lourd bracelet d'or bleu qui faisait paraître encore plus fragile son poignet délicat.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Les phrases-clé du roman :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;À l'endroit où les fleuves se jettent dans la mer il se forme une barre difficile à franchir et de grands remous écumeux où dansent les épaves. Entre la nuit du dehors et la lumière de la lampe, les souvenirs refluaient de l'obscurité, se heurtaient à la clarté et, tantôt immergés, tantôt apparents, montraient leurs ventres blancs et leurs dos argentés.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112239101061829154?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112239101061829154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112239101061829154' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112239101061829154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112239101061829154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/vian-cum.html' title='Vian écumé'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112232095835780458</id><published>2005-07-26T19:02:00.000-04:00</published><updated>2005-07-26T20:01:00.726-04:00</updated><title type='text'>Haine hasardeuse</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;In the Backseat&lt;/i&gt; d'Arcade Fire. Je l'ai dans les oreilles et c'est jouissif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*_*_*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Écriture automatique. &lt;b&gt;Haine hasardeuse.&lt;/b&gt; Voir la suite --&gt;&lt;/i&gt; [plus...]&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;Par hasard, comme ça, j'ai dû tuer un homme&lt;br /&gt;Je lui ai arraché les yeux&lt;br /&gt;Même si je ne le voulais pas&lt;br /&gt;C'est le hasard&lt;br /&gt;Ce sont des choses qui arrivent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ça, par hasard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une rencontre fortuite&lt;br /&gt;Et sans m'y attendre&lt;br /&gt;Me voilà sortant des tripes &lt;br /&gt;d'un immense ventre&lt;br /&gt;Que je me suis mis à haïr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le hasard d'une fuite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son regard me l'a dit&lt;br /&gt;Avant que je le tue :&lt;br /&gt;«Dans deux minutes&lt;br /&gt;Tu me tueras»&lt;br /&gt;Et moi qui ne le croyais pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drôle de hasard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est quand j'ai eu&lt;br /&gt;La bouche barbouillée de son sang&lt;br /&gt;J'ai su que&lt;br /&gt;Même le plus sain des hasards&lt;br /&gt;Tue et bouffe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard impromptu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112232095835780458?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112232095835780458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112232095835780458' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112232095835780458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112232095835780458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/haine-hasardeuse.html' title='Haine hasardeuse'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112221214938901499</id><published>2005-07-24T11:01:00.000-04:00</published><updated>2005-07-24T14:04:25.413-04:00</updated><title type='text'>Du cinéma qui rend fou</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Un puissant engourdissement de l'esprit m'a enveloppé hier. Depuis plusieurs jours, je deviens volontairement anachorète, et hier en fin d'après-midi, tournant en rond dans mon quatre et demi, je perdis subitement goût de tout. La lecture, le dessin, l'écriture, le dormir, le manger et boire, le sexe, tout m'indifférait. Je suis toutefois habitué de cet état d'âme où la nostalgie de temps inexistants, d'un ailleurs inatteignable, m'empoigne l'esprit et le charcute à grands coups de souvenirs révolus. Par expérience, pour ne pas devenir fou, j'agis en état d'urgence : je sors de ma tanière, affronte la rue anarchique et ses êtres carapacés dans deux tonnes de ferrailles, et cours au centre vidéo. De 19 heure à deux heure du matin, je me suis enfilé trois films, transformant pour ces heures mon salon en véritable espace d'orgie cinématographique. Dans mon choix de films cependant, j'ai commis une erreur : j'ai loué des films qui rendent fou.&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;Voici la liste de ces films, dans l'ordre que je les ai visionnés:&lt;br /&gt;&lt;lu&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Fando et Lis&lt;/b&gt; d'Alejandro Jodorowsky;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Boy meet Girl&lt;/b&gt; de Ray Brady;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;J'irai comme un cheval fou&lt;/b&gt; de Fernado Arrabal.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Boy meet Girl&lt;/b&gt; nous amène sans détour dans l'univers du sadisme pur où se sont les femmes qui dominent. Même le Marquis de Sade, dans ses &lt;i&gt;Cent-Vingt journées de Sodome&lt;/i&gt;, n'aurait pu imaginer certaines de ces scènes (au XVIIIe siècle, les fours à micro-ondes n'étaient pas encore inventés...) Le film en tant que tel -- outre son côté provocateur et effroyablement violent -- ne brille pas par son scénario, qui est banal et parsemé d'incohérences. Le découpage toutefois, cette façon d'intercaler des sous-titres ludiques aux différentes scènes, donnent un caractère satirique à l'ensemble. La qualité principale de ce film est probablement certaines prises de vu issues d'un esthétisme de la peur et de la violence qui donnent froid dans le dos. Nous sommes dans une pièce sombre, l'homme est solidement attaché à une chaise de dentiste et une femme, libre, est assise à ses côtés. Un moniteur télé et une simple lampe de bureau articulée sont les seules sources de lumière. Sordide... surtout lorsqu'il y a un couteau entre les deux ; sordide... surtout lorsque la femme rase l'homme avec un rasoir à l'ancienne (ça dure une éternité, et pendant une éternité, on l'imagine coupant le cou du mec, de voir une tonne de sang gicler; elle lui chuchote à l'oreille ses théories par rapport à la violence, et coupe de le poil masculin, coupe, coupe, flachhhh ! flachhhhh ! la lame coupant le poil; c'est insupportable !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;J'irai comme un cheval fou&lt;/b&gt; raconte le parcours initiatique d'un homme qui, après la mort de sa mère, cherche à tout prix à se défaire de l'emprise que celle-ci exerce sur lui. Nous nageons ici à pleine brasse dans le complexe d'OEdipe vu par Arrabal. Dans un interview, le réalisateur explique que son lien avec la société est pornographique et que la vie est dans le cul. On retrouve de tout dans ce film, mais vraiment de tout : du sang, du sexe, des symboles, de l'absurde, etc. Passolini et Almodovar sont des enfants de coeur à côté de ce réalisateur. Je veux souligner cependant que ce film n'est pas pour amateurs de &lt;i&gt;gore&lt;/i&gt;, voyeurs de basse classe ou amateurs de pornographie contemporaine. Oui, il y a du sang, de tripes, des viscères ; oui, il y a du sexe explicite et perversions sexuelles de tout acabit ; mais ce film est construit comme un poème. Il EST un poème, dur et touchant, cruel et beau, horrifiant et passionnant. Sa langue n'est pas celle du cinéma mais celle de la poésie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.festival-larochelle.org/fr/film.asp?id=631"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/fando_et_lis.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un des plus beau poème filmique que j'ai visionné à ce jour, avec «Hiroshima mon amour» de Resnais (1959), est sûrement &lt;b&gt;Fando et Lis&lt;/b&gt;. Jodorowsky s'est inspiré, justement, d'une pièce de théâtre d'Arrabal (réalisateur de &lt;i&gt;J'irai comme un cheval fou&lt;/i&gt;). Lis est paralysée des jambes et Fando, son fiancé, la traîne dans un monde aux décors lunaires (et lunatiques) à la recherche de Tar, ville oubliée. Le boîtier du DVD explique : &lt;/lu&gt;&lt;blockquote&gt;[...] director Alejandro Jodorowsky blended surreal beauty and savage imagery to fashion this bizarre tale of corrupted innocence, sadomasochistic love, and unattainable paradise.&lt;/blockquote&gt; «surreal beauty and savage imagery», voilà les termes qui décrivent le mieux ce film-poème. Le travail des acteurs a dû être d'une exigeance extrême... D'une beauté folle, ce film, tourné en 1968, me confirme encore plus que notre cinéma contemporain n'arrive plus à créer de poésie, englué qu'il est dans une industrie aux effets destructeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces trois films que j'ai visionné dans l'espoir de repousser ma folie ne l'ont qu'accentuée. Merde alors, je devrai me tourner, la prochaine fois, vers les &lt;i&gt;blockbusters&lt;/i&gt; afin de transformer mon cerveau en copote de matière grise inerte et motoneuse. Idem pour la lecture : je promets que je lirai bientôt Da Vinci Code, question de me conformer un peu plus. Ou peut-être irai-je simplement le voir au cinéma, comme ça, pour faire mousser ma copote cervicale...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112221214938901499?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112221214938901499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112221214938901499' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112221214938901499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112221214938901499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/du-cinma-qui-rend-fou.html' title='Du cinéma qui rend fou'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112213620669437796</id><published>2005-07-23T12:50:00.000-04:00</published><updated>2005-07-24T09:14:45.576-04:00</updated><title type='text'>Tentative de coïte : Alice au pays des miroirs</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Puisque mes muses carnetières (&lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/"&gt;Catherine&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://archet.net/"&gt;Anne Archet&lt;/a&gt;) &lt;a href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/"&gt;coïtent&lt;/a&gt; sans vergogne aucune, elles m'ont inspiré et je tente l'expérience. Voici mon texte pour le dernier thème : Alice au pays des miroirs.&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Alice au pays des miroirs&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;«[…] &lt;br /&gt;Quelle idée de peindre une pomme&lt;br /&gt;Dit Picasso&lt;br /&gt;Et Picasso mange la pomme&lt;br /&gt;Et la pomme lui dit Merci&lt;br /&gt;Et Picasso casse l'assiette&lt;br /&gt;Et s'en va en souriant&lt;br /&gt;Et le peintre arraché à ses songes&lt;br /&gt;Comme une dent&lt;br /&gt;Se retrouve tout seul devant sa toile inachevée&lt;br /&gt;Avec au beau milieu de sa vaisselle brisée&lt;br /&gt;Les terrifiants pépins de la réalité.»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Jacques Prévert, « Promenade de Picasso »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un espace sans temps gisent des objets réfléchissants, de forme conique, cubique, concave, convexe, sphérique, polymorphique, polémique et encore plusieurs autres. Il n'y a qu'eux, le blanc de l'espace, les images réfléchies ainsi qu'Alice. Alice, les lèvres en o, s'extasie, en courant de l'une à l'autre de ces formes, de voir ces mille elles, de voir toutes ces Alice possibles : ici, elle est belle, grande, mince ; là, petite, grosse et laide ; plus loin, sans lumière et maladive par un miroir dépoli ; là-bas, la peau saintement illuminée par un verre dur. L'horreur de l'erreur conique, où de la pointe qui perce son cœur s'éclate son être comme un globe terrestre que l'on forcerait d'aplanir, la fait rapidement pivoter de dégoût, pour ne pas voir. Elle se duplique à l'infini au travers de cette orgie miroitante, infini amplifié par des images pénétrées d'images, multipliant, par cette ingérence des différentes elles, les réalités possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ces miroirs, elle en trouva un qui la rendit tel qu'elle voudrait être. Sans pouvoir se l'expliquer, en se mirant dans cette surface particulière, elle sentit un amour inconditionnel affubler son être. Elle frissonna de la naissance de ce désir, de ce désir inconnu pour la jeune femme qu'elle mirait. Alice dit alors impulsivement, tendant un doigt autoritaire vers le miroir : « voici qui je veux être. »  Tous les miroirs, sauf celui pointé, disparurent soudainement. L'espace, faute d'images, s'obscurcit. Elle regarda à nouveau l'image ainsi figée pour toujours et une grande déception l'accapara : ce n'est qu'elle, sans artifice. L'image miroitée lui présente sa moue habituelle. Son petit visage se décomposa, plein d'amertume. Elle découvre que le miroir choisi n'est qu'un vulgaire miroir plat, que c'était le reflet infini des autres images, des autres réalités possibles, qui contribuèrent à l'embellir, à la rendre entière. Parce qu'elle s'est naïvement laissée piéger au jeux pervers du pays des miroirs, elle doit maintenant affronter la terrifiante image de la réalité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112213620669437796?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112213620669437796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112213620669437796' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112213620669437796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112213620669437796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/tentative-de-cote-alice-au-pays-des.html' title='Tentative de coïte : Alice au pays des miroirs'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112187089745060283</id><published>2005-07-20T11:02:00.000-04:00</published><updated>2005-07-20T16:47:28.586-04:00</updated><title type='text'>Un Wal-Mart écologiquement responsable ?</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;En tant qu'humain, on s'habitue à en entendre des vertes et des pas mûres. Mais là, je viens de lire une &lt;a href="http://northbird.blogspot.com/2005/07/smart-growth-and-sustainable-wal-mart.html"&gt;nouvelle&lt;/a&gt; sur le site de &lt;a href="http://northbird.blogspot.com/"&gt;Bird to the North&lt;/a&gt; qui m'a jeté en bas de ma chaise. Faut croire que je ne suis pas encore assez habitué à la comédie [connerie] humaine. &lt;b&gt;Wal-Mart&lt;/b&gt; construira un magasin dans une optique de &lt;b&gt;développement durable&lt;/b&gt;! Oui, vous m'avez bien lu. Je me suis demandé comment ils vont y arriver, question totalement légitime. Concevront-ils un plus petit magasin, situé dans un pôle urbain dense, facilement accessible aux piétons ? Meuh non ! En lisant le reste de l'article, on découvre que c'est seulement le choix des matériaux et des méthodes de construction qui feront du nouveau magasin un &lt;i&gt;bâtiment&lt;/i&gt; écologiquement soutenable. Déception...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pffff... quelle connerie. Et le pire est que les bien-pensants en seront bien contents ; ils se féliciteront et se congratuleront de cette belle iniative écologique. C'est comme le recyclage : on fait un pas microscopique en avant pour nous donner bonne conscience, pas qui, en fin de compte, nous fait reculer d'un bond en arrière (je recycle donc je peux consommer plus). Nos beaux petits consommateurs pourront toujours s'y rendre en voiture l'esprit tranquille, toujours y dilaper leur argent comme des fous furieux puisque «c'est le prix le plus bas» (idéologie qui stipule que le bonheur est directement proportionnel au pouvoir d'achat), et remplir leur machine à polluer de marchandises qu'ils rapporteront dans leur belle petite maison de banlieue. Je prédis que cette nouvelle approche marketing permettra d'augmenter encore plus l'intensité de consommation car elle enlèvera les derniers scrupules moraux aux consommateurs crédules.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112187089745060283?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112187089745060283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112187089745060283' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112187089745060283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112187089745060283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/un-wal-mart-cologiquement-responsable.html' title='Un Wal-Mart écologiquement responsable ?'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112186649238680415</id><published>2005-07-20T09:56:00.000-04:00</published><updated>2005-07-20T16:29:56.883-04:00</updated><title type='text'>Le terrorisme selon Omar Aktouf</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Le Devoir a publié une lettre d'Omar Aktouf intitulée &lt;a href="http://www.ledevoir.com/cgi-bin/imprimer?path=/2005/07/20/86496.html"&gt;«Non, le Canada n'a rien à craindre du "terrorisme international"! Si...»&lt;/a&gt; Voilà enfin un regard intelligent, humain et empreint de clairvoyance sur le terrorisme. J'adhère à l'ensemble des arguments de l'auteur, à chacun de ses mots, à chacune de ses thèses. J'espère que ce texte, si bien écrit par ailleurs, inspirera l'opinion du lectorat du Devoir, si ce n'est celle de l'ensemble des Québécois et Québécoises.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112186649238680415?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112186649238680415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112186649238680415' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112186649238680415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112186649238680415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/le-terrorisme-selon-omar-aktouf.html' title='Le terrorisme selon Omar Aktouf'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112142314984982848</id><published>2005-07-16T12:36:00.000-04:00</published><updated>2005-07-17T09:58:19.586-04:00</updated><title type='text'>Chroniques gatinoises : L'indiscipline des piétons et des cyclistes (première partie)</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;&lt;i&gt;Essai en trois temps sur l'idéologie routière.&lt;/i&gt; [&lt;a href="http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/chroniques-gatinoises-lindiscipline.html"&gt;1&lt;/a&gt;, 2, 3]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte est inspiré d'un débat qui fit rage entre une personne qui m'est proche et moi-même, lors de mon récent séjour à Gatineau -- spécifiions ici que la ville du débat est révélatrice du contenu puisque Gatineau est complètement subjuguée par l'idéologie du transport motorisé en solo (mais accordons qu'un &lt;a href="http://www.ledevoir.com/cgi-bin/imprimer?path=/2005/05/07/81085.html"&gt;effort&lt;/a&gt; est entrepris pour diminuer le taux de motorisation). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dafont.com/en/font.php?file=trucks_for_judy"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 0 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/400/camion.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;La question centrale tournait autour du partage de la route entre piétons, cyclistes et automobilistes.  Le débat, très animé, a pris naissance lorsque mon interlocuteur, automobiliste convaincu, s'est exclamé : «si les piétons et les cyclistes veulent utiliser &lt;i&gt;nos&lt;/i&gt; rues, qu'ils respectent le code de la route!» Le sujet est d'autant plus d'actualité, et impliquant un environnement urbain moins motorisé (Montréal), depuis que &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2005/07/13/86034.html"&gt;la coroner chargée de l'enquête&lt;/a&gt; a statué récemment que la cause des décès de deux piétons survenus en 2001 et 2002, happés par un autobus sur la voie réservée du boulevard Pie-IX, est attribuable à l'indiscipline des victimes.&lt;/div&gt;&lt;div class="fullpost"&gt;&lt;h3&gt;I - Question de coûts : les propriétaires de la route&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;Comme je m'y attendais, mon interlocuteur m'a présenté dès le début du débat un argument solidement ancré dans la pensée des usagers de la route (autant chez les automobilistes que chez les piétons)  mais qui se révèle n'être qu'un lieu commun sans fondement : la route appartient aux automobilistes, particulièrement l'emprise bitumée. Ce &lt;a href="http://www.lettres.net/files/paralogisme.html"&gt;paralogisme&lt;/a&gt; universellement répandu chez les automobilistes s'explique aisément par les coûts astronomiques engendrés par la possession d'un véhicule motorisé : plus de 6000&amp;nbsp;$CAN par année&amp;nbsp;! [&lt;a href="http://www.caaquebec.com/fr/automobile/c_ch_04.asp"&gt;CAA, 2005&lt;/a&gt;]. À ce prix-là, la route doit nécessairement leur appartenir !  Faux. En ce qui concerne les piétons, vu l'espace principalement &lt;i&gt;réservé&lt;/i&gt; à la circulation motorisée, il est évident que ceux-ci conçoivent leur présence comme n'étant que marginale sur les routes, donc celles-ci leur semblent appartenir aux automobilistes.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les automobilistes ont torts de penser que la route leur appartient. L'&lt;b&gt;ensemble&lt;/b&gt; de l'infrastructure routière du Québec est financé par les différents paliers gouvernementaux, ce qui en fait une propriété publique financée par tous.  Dans l'étude citée plus haut de la CAA sur le &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.caaquebec.com/fr/automobile/c_ch_04.asp"&gt;coût d'utilisation d'une automobile&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, le calcul se compose des coûts d'assurances, de permis de conduire et d'immatriculation, de dépréciation, du financement, de carburant, d'entretien (du véhicule) et de pneus. Il n'est nullement question de coûts d'entretien et de construction de bitume. D'autre part, pour 2005-2006, le gouvernement du Québec &lt;a href="http://www.tresor.gouv.qc.ca/fr/budget/index.asp"&gt;prévoit&lt;/a&gt; injecter 1,3 milliard $CAN dans l'infrastructure routière. Ceci en très grande partie pour le réseau routier supérieur (autoroutes et routes provinciales).  La voirie locale est financée de son côté par les  municipalités.  Par exemple, la Ville de Montréal &lt;a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=43,301939&amp;_dad=portal&amp;_schema=PORTAL"&gt;réserve&lt;/a&gt;,pour 2005, 324 millions $CAN au le réseau routier. Donc en se qui a trait à la question de propriété, les automobilistes n'ont aucun droit de revendiquer une possession exclusive du réseau routier québécois. Jusqu'au moment où nous verrons apparaître une autoroute privée au Québec, &lt;i&gt;nos&lt;/i&gt; routes appartiennent à tous, et non pas aux seuls automobilistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'amène à penser (en fait, j'ai préalablement lu cette réflexion quelque part mais je n'arrive pas à retrouver la référence) que les automobilistes sont directement financés par l'état, qu'ils sont gagnants des transferts de la richesse et du financement collectifs du réseau routier, et qu'enfin, les coûts associés à leur choix de déplacement seraient plus élevés si le système fonctionnait selon le principe d'utilisateur-payeur. Par exemple, les coûts reliés à l'entretien des ponts Jacques-Cartier et Champlain à Montréal reviennent en moyenne à 0,70 $CAN par passage de véhicule motorisé (petit calcul personnel issu des données de la &lt;a href="http://www.pjcci.ca/Francais/pjcci/RAPPORT.HTM"&gt;PJCCI&lt;/a&gt;). Pour un citoyen habitant la Rive-Sud et travaillant sur l'île de Montréal, et disposant de quatre semaines de vacance par année, il lui en coûterait 336 $CAN / an pour continuer ce mouvement pendulaire écologiquement irresponsable, présentement financé par l'ensemble des contribuables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, tout citoyen utilise indirectement le réseau du routier si nous tenons compte du transport de marchandises.  Or, toujours selon le concept d'utilisateur-payeur, les coûts reliés à ce type de transport se transféreraient tout simplement de nos taxes au prix de la marchandise, reflétant ainsi le coût réel du transport.  De ce fait, autant les consommateurs que les manufacturiers seraient alors tentés par des moyens de transport rationnellement plus économiques et plus écologiques, quitte à sacrifier quelque peu l'ultra-mobilité qu'apportent les véhicules individuels (autant pour le transport des individus que pour celui de la marchandise). Cela incitera en plus les consommateurs à acheter des produits locaux (donc écologiquement plus responsable, voir &lt;a href="http://www.ecosociete.org/t76.html"&gt;le Non-loin du 3N-J&lt;/a&gt;) plutôt que des produits importés puisque les premiers seront théoriquement moins chers (du moins en ce qui concerne les coûts de transport; la question de la diminution des coûts due à la délocalisation de la production est un autre sujet que je n'aborderai pas ici).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II - Question de coups : l'assurance automobile. (à venir)&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;III - Question de sécurité : un code pour policer les transports. (à venir)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112142314984982848?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112142314984982848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112142314984982848' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112142314984982848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112142314984982848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/chroniques-gatinoises-lindiscipline.html' title='Chroniques gatinoises : L&apos;indiscipline des piétons et des cyclistes (première partie)'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112131493015862450</id><published>2005-07-12T21:27:00.000-04:00</published><updated>2005-07-14T17:58:01.213-04:00</updated><title type='text'>Comment ne pas être fataliste ???</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Je viens de m'inscrire au &lt;a href="http://rss.radio-canada.ca/lemonde.xml"&gt;fil rss de Radio-Canada | Le Monde&lt;/a&gt;.  Proportion de nouvelles au ton déprimant : 5 sur 5 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.tsf.pt/online/ocios/interior.asp?id_artigo=TSF131888"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1413/1311/320/mafalda.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;li&gt;Israël: un attentat à la bombe fait au moins trois morts près de Tel Aviv&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Attentats de Londres: Scotland Yard progresse dans son enquête&lt;br /&gt;&lt;li&gt;L'assassin du cinéaste Theo Van Gogh avoue son crime&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Explosion à Beyrouth: au moins 2 morts et 9 blessés...&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Une cinquième tempête tropicale se forme au milieu de l'Atlantique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112131493015862450?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112131493015862450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112131493015862450' title='30 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112131493015862450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112131493015862450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/comment-ne-pas-tre-fataliste.html' title='Comment ne pas être fataliste ???'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>30</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14473432.post-112131898893718955</id><published>2005-07-12T16:44:00.000-04:00</published><updated>2005-07-20T16:32:37.783-04:00</updated><title type='text'>Mort d'un philosophe</title><content type='html'>&lt;div class="shortpost"&gt;Merci à &lt;a href="http://www.vigile.net/auteurs/c/cornellierl.html"&gt;Louis Cornellier&lt;/a&gt; pour son &lt;a href="http://www.ledevoir.com/2005/07/12/85949.html"&gt;hommage&lt;/a&gt; dans &lt;a href="http://www.ledevoir.com/"&gt;Le Devoir&lt;/a&gt; au philosophe Laurent-Michel Vacher, décédé cette semaine :&lt;blockquote&gt;Le Québec, aujourd'hui, est en deuil du plus audacieux de ses philosophes; il ne nous reste plus qu'à espérer, désormais, qu'il retiendra au moins quelques-unes des leçons de ce dernier.&lt;/blockquote&gt; Comment résister à la tentation de découvrir ou de redécouvrir ce philosophe, qui se définissait -- selon Cornellier -- comme un &lt;blockquote&gt;«fils du peuple» qui refusait de se faire complice du «parfum discret d'un aristocratisme, d'un élitisme, d'une pédanterie, d'une préciosité ou d'un snobisme» qu'il flairait dans la grande culture philosophique «occidentale-bourgeoise-moderne» ? &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Le professeur-philosophe contestait (et je cite encore Cornellier) «l'approche historico-herméneutique qui consiste à potasser les textes des grands auteurs à l'heure de philosopher en classe.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Selon lui, cette approche entretenait essentiellement le culte des grands textes et des personnalités d'exception au détriment des idées, théories et arguments, et elle réduisait le geste philosophique à «l'apprentissage mécanique de simples faits culturels symboliquement chargés d'un fort coefficient de distinction».&lt;/blockquote&gt;Je vous invite à réfléchir sur les mots entre les derniers guillemets. Souhaitons que l'enseignement philosphique de cet homme se réflètera dans celui -- de très piètre qualité et je peux l'affirmer par expérience -- qui règne présentement dans les CÉGEP québécois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14473432-112131898893718955?l=indecrottable.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://indecrottable.blogspot.com/feeds/112131898893718955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14473432&amp;postID=112131898893718955' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112131898893718955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14473432/posts/default/112131898893718955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://indecrottable.blogspot.com/2005/07/mort-dun-philosophe.html' title='Mort d&apos;un philosophe'/><author><name>-flemay-</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06977443343150098036</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
